Tu rêves de partir en Australie avec un Working Holiday Visa mais tu te demandes à quoi t’attendre concrètement ? Dans cet article, je te partage mon avis sur le PVT Australie après une année plus que riche ! Entre Brisbane, housekeeping, road trip en Tasmanie et colocation, voici un retour d’expérience honnête et complet pour t’aider à préparer ton propre départ.
Une petite présentation s’impose
Hello ! Moi c’est Manon, j’ai 29 ans et je suis actuellement en Working Holiday Visa au Japon. Avant cela, j’ai eu la chance de vivre d’autres expériences à l’étranger, notamment un PVT en Australie et un service civique au Canada. Je travaille aujourd’hui en tant que rédactrice web freelance et blogueuse voyage sur mon site goldenturtles.fr.

Pourquoi ai-je choisi de partir en PVT Australie ?
Après une année passée au Canada en service civique, le retour en France a été assez brutal. J’ai eu du mal à retrouver mes repères et à me réadapter à une routine qui ne me convenait plus. Ce que j’aimais tant à l’étranger me manquait : l’ouverture d’esprit, la liberté, les rencontres. Un jour à Montréal, un ami m’a parlé du PVT Australie. Il m’a dit : Mais pourquoi tu ne tenterais pas cette aventure l’année prochaine ? L’idée a fait son chemin, doucement. Puis un beau matin, dans ma chambre, j’ai allumé mon ordinateur et je me suis lancée. C’était maintenant ou jamais.
J’avais lancé mon blog entre-temps et je ressentais à nouveau ce besoin fort de repartir. Cette fois, j’avais envie de soleil après le froid québécois, alors l’Australie s’est imposée naturellement. En plus, c’est un des PVT les plus accessibles : pas de tirage au sort comme au Canada, il suffit de faire la demande et d’être éligible. Et puis, il faut le dire, l’image qu’on se fait de l’Australie donne envie : les grandes plages sauvages, le surf, les gens pieds nus, les road trips… Au final ce n’est pas qu’une image, c’est la réalité ahah.
Est-ce que je parlais anglais avant de vivre en Australie ?
Oui… enfin, disons que je me débrouillais ! J’avais les bases mais ce n’était pas fluide. C’est vraiment sur place que j’ai progressé, et surtout grâce à mon travail de housekeeper à Byron Bay. Mon équipe était multiculturelle, mes managers australiens, donc je n’avais pas le choix. Il fallait parler anglais au quotidien pour me faire comprendre.
Vivre dans un pays anglophone t’oblige aussi à dépasser ta timidité. En réalité, on a souvent plus peur du regard des autres que de la langue elle-même. On craint de faire des fautes, de ne pas avoir le bon accent… mais en Australie, les gens sont très bienveillants. Les Australiens, eux, ne se moquent pas. Ils sont juste contents qu’on fasse l’effort de communiquer !
Quel a été mon parcours pendant mon PVT ?
Je suis arrivée à Brisbane, principalement parce que j’avais décroché un job de community manager pour My Little France, que j’ai occupé pendant 4 mois. J’en ai profité pour explorer les environs : Byron Bay, la Gold Coast, Noosa…
Ensuite, avec une amie, on a tenté l’aventure Helpx dans la campagne autour de Noosa pendant trois semaines. Ce n’était pas une expérience très concluante, donc on a décidé de s’installer à Byron Bay pendant cinq mois. Là-bas, on a travaillé toutes les deux et on a profité d’un quotidien incroyable en bord de mer.

Pour clôturer cette belle aventure, on est parties un mois en roadtrip : de Sydney à Melbourne, puis en Tasmanie. On a loué nos vans via Vanz Travel, évidemment !
Quel type de logement ai-je testé en Australie ?
J’ai expérimenté un peu de tout pendant mon PVT. J’ai commencé par une semaine en auberge de jeunesse, puis j’ai vécu en colocation à Brisbane (on était 4). J’ai fait du Helpx, puis une autre colocation à Byron Bay (cette fois à 7 !). Et enfin, j’ai terminé avec un mois en van dans un monospace aménagé.
Ma première colocation, je l’avais trouvée sur Flatmates avant même d’arriver en Australie, ce que d’ailleurs je ne recommande pas forcément. Mieux vaut attendre d’être sur place pour visiter, rencontrer les colocataires et éviter les arnaques. Malheureusement il y en a beaucoup…
Ai-je trouvé un emploi sur place ?
Oui ! Mon tout premier emploi, je l’avais décroché avant même d’arriver en Australie (le poste de community manager chez My Little France).
Une fois à Byron Bay, j’ai dû chercher sur place. J’ai envoyé mon CV par mail à quasiment toutes les auberges et hôtels de la ville. Après plusieurs relances et quelques visites en personne, j’ai finalement été embauchée comme housekeeper avec mon amie.

Un conseil important : pensez à prendre un numéro de téléphone australien dès votre arrivée. C’est essentiel car les employeurs ne vous appelleront quasiment jamais sur un numéro étranger. Et c’est souvent par téléphone que vous aurez une première réponse !
Est-ce que je suis partie seule en PVT Australie ?
Oui, je suis effectivement partie seule ! Même si j’avais déjà voyagé à l’étranger auparavant, c’était toujours un peu plus « encadré ». Par exemple pendant mes études, j’étais partie deux mois au Cambodge pour réaliser mon mémoire, mais je logeais chez des amis de mes parents. Ensuite, j’ai fait un service civique à Montréal : là encore, j’avais rencontré à Paris une grande partie du groupe de volontaires avant le départ, donc je n’étais pas vraiment seule à l’arrivée.
Le PVT en Australie, c’était donc la première fois que je partais à l’étranger sans connaître personne sur place.
Comment ai-je fait des rencontres sur place ?
Les premières rencontres se sont faites très naturellement, dès ma première semaine en auberge de jeunesse. J’ai notamment sympathisé avec une Japonaise qui partageait ma chambre. On a continué à se revoir à Byron Bay par la suite… et aujourd’hui, je la vois encore au Japon ! C’est devenu une amie très chère à mon cœur.
À Brisbane, mon travail chez My Little France m’a permis de rencontrer énormément de monde, surtout des Français. Certains étaient là quelques jours, d’autres restaient plusieurs mois. C’est d’ailleurs grâce à cette expérience que j’ai rencontré Lucille, la fameuse amie avec qui j’ai partagé toute la suite de mon aventure : notre Helpx, notre vie à Byron Bay et même notre road trip !

Enfin, à Byron Bay, mon job de housekeeper m’a permis de rejoindre une équipe incroyable, composée d’une dizaine de filles venues du monde entier : Chili, Argentine, France, Nouvelle-Zélande… Donc je dirais principalement grâce au travail !
Il y a également les groupes Facebook qui peuvent vous aider à rencontrer du monde. Je poste souvent avant de partir et durant l’année et je réponds également fréquemment.
Qu’ai-je préféré dans mon expérience australienne ?
Difficile de choisir entre ma vie à Byron Bay et les road trips. Byron, c’était un vrai rêve éveillé. Tout ce qu’on imagine de l’Australie s’y retrouve : les surfeurs pieds nus, les couchers de soleil sur l’océan, les petits cafés healthy, les balades au phare, les journées de travail qui commencent ou finissent par une pause à la plage… C’était une vie tournée vers le bien-être et la nature, très instagrammable ahah. J’y ai rencontré de super copines, on partageait nos journées, nos soirées et cette sensation d’être exactement là où on devait être.
Mais je garde aussi un souvenir fort de nos road trips, notamment celui de la Tasmanie. Chaque jour était une nouvelle aventure, un nouveau paysage, une nouvelle rencontre. C’est ce que j’adore dans ce type de voyage : la liberté totale, la spontanéité, le fait de se réveiller chaque matin sans savoir exactement ce que la journée va nous offrir. Ça nous a permis de découvrir l’Australie dans toute sa diversité, au-delà des grandes villes !

PVT Australie avis : ai-je vécu des moments difficiles ?
Oui, bien sûr, tout n’a pas toujours été simple. Le plus dur pour moi a été lié à ma santé. En Australie, j’ai développé une intolérance au gluten et au lactose, ce qui me provoquait des douleurs au ventre, des nausées… Même si les options sans gluten/lactose sont nombreuses là-bas, ça représentait une charge mentale quotidienne : toujours devoir vérifier les ingrédients, refuser des invitations, anticiper chaque repas. À la longue, ça a vraiment pesé sur mon moral et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je n’ai pas prolongé mon visa pour une deuxième ou troisième année. Je n’étais tout simplement pas bien dans mon corps. Pourtant, je n’ai aucun souci de ce type en dehors de ce pays !
Et puis il y a aussi les débuts à Brisbane qui n’ont pas été évidents. Je n’ai pas eu de coup de cœur pour la ville et voir les gens arriver et repartir en permanence m’a un peu secouée. Le PVT en Australie est très itinérant, bien plus qu’au Canada ou au Japon par exemple. Les rencontres sont fréquentes, mais souvent éphémères. Tu te lies à des personnes pendant quelques jours ou semaines… puis elles partent. C’est frustrant et parfois tu peux te sentir seul au milieu de tout ça.
Ce qui m’a beaucoup aidée, c’est de trouver un binôme. Pour moi, ça a été Lucille. On a vécu ensemble, voyagé ensemble, partagé nos galères comme nos fous rires. Avoir quelqu’un sur qui compter change tout. C’est mon conseil principal : créez-vous une “safe person” sur place, ça rend le PVT mille fois plus doux.
Quelles sont les grandes différences entre la France et l’Australie ?
La première chose qui me vient à l’esprit, ce sont les gens. Les Australiens ont une « chaleur naturelle », ils sont accueillants, bienveillants, toujours prêts à discuter avec toi, même s’ils ne te connaissent pas. Il y a une vraie culture de l’ouverture et du sourire, c’est très rafraîchissant. En tant que femme, j’ai aussi ressenti une plus grande liberté : on peut s’habiller comme on veut (en jupe, en short, en crop top) sans craindre les remarques ou les regards insistants.
Il y a aussi une vraie différence de rythme de vie. Le soleil se lève tôt (vers 5h) et se couche tôt (vers 18h), ce qui te pousse naturellement à adopter une routine plus matinale. Et au final, c’est hyper sain ! J’ai redécouvert le plaisir de commencer mes journées tôt, de profiter de la lumière, de faire du sport le matin. Enfin, on n’en parle pas assez, mais le café australien est in-cro-yable.
Quels conseils pour bien vivre son PVT Australie ?
Fonce, vraiment. C’est une expérience de vie qui transforme profondément. Tu grandis à une vitesse folle, tu apprends à te débrouiller, à mieux te connaître, à affirmer ce que tu veux (ou ne veux plus) dans ta vie. Ce type de voyage t’apporte bien plus qu’un simple changement de décor.
Mon conseil : ne crains pas la solitude du début. C’est normal de se sentir un peu perdu au départ, mais tu verras que les connexions se font vite. Les voyageurs sont tous dans le même état d’esprit : ouverts, bienveillants et souvent prêts à partager un bout de route. L’Australie est un terrain d’aventure incroyable, alors ose te lancer, même sans plan précis. Tu ne le regretteras pas !
Conclusion : Mon avis sur le PVT en Australie
Mon PVT en Australie restera l’une des expériences les plus marquantes de ma vie. Ce visa t’offre une liberté incroyable pour découvrir un pays aux paysages uniques tout en travaillant et en rencontrant des gens du monde entier. Si tu hésites encore à te lancer, garde en tête que le plus difficile est souvent de franchir le pas. Une fois sur place, l’aventure commence vraiment. Et elle pourrait bien changer ta vision du monde… et de toi-même.